Rapport d'activité 2005 des Casinos en France

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Rapport d'activité 2005 des Casinos en France

Message non lupar jackman » Ven Aoû 11, 2006 10:56 am

Rapport d'activité 2004 2005 des CASINOTIERS en France

Après l’explosion du produit brut des jeux durant une « décennie en or » (1992-2001) et le ralentissement constaté ces dernières années, la saison ludique est venue confirmer la double hypothèse concernant l’avenir du secteur : soit l’enclenchement d’une période de déclin, soit la
poursuite du développement, grâce à des efforts d’attractivité des établissements de jeux.

Pour sa part, la tutelle administrative, tout en préservant ses obligations vis-à-vis de l’ordre public, a anticipé les évolutions réglementaires nécessaires, pour permettre aux casinos de s’adapter aux nouvelles formes de la demande sociétale de jeu.

Les chiffres de la saison 2004/2005 :
La saison ludique qui vient de s’achever aura, une nouvelle fois, apporté aux opérateurs du secteur des casinos son lot de résultats susceptibles d’alimenter leurs inquiétudes pour l’avenir de la profession.

Pour les uns, le réflexe est de privilégier le court terme, en s’attachant aux seules machines à sous pour s’assurer des résultats immédiats encore positifs ;

pour les autres, la situation est propice pour réfléchir à une évolution de leurs établissements de jeux, en cherchant des solutions pour en améliorer l’attractivité.

De fait, au 31 octobre 2005, date de clôture de la saison ludique 2004/2005, le bilan statistique des résultats des casinos n’a jamais été aussi décevant depuis l’autorisation des machines à sous, la faible croissance encore constatée n’étant due qu’à un effet structurel, celui de
l’augmentation du parc de machines à sous.

A l’issue de la saison ludique, le nombre de casinos ouverts au public était de 189.

Deux nouveaux établissements ont vu le jour en cours d’année, à Ribeauvillé (Bas-Rhin, groupe Lucien Barrière) et à Port-la-Nouvelle (Aude, groupe Partouche).
Un établissement, celui des Eaux-Bonnes (Hautes-Pyrénées, groupe Tranchant) a par contre fermé ses portes le 17 juillet 2005.

Trois créations supplémentaires sont programmées ( les autorisations
ministérielles ont été accordées ) : à Gujan-Mestras (Gironde, le 23 décembre), Bourbonne les Bains (Haute-Marne) et Bussang (Vosges), le casino de Noirétable (Loire) ayant ouvert ses portes le 29 novembre dernier.

Le produit brut réel des jeux (montant restant aux casinos déduction faite des gains des joueurs, mais avant prélèvements fiscaux) s’élève à 2 647 860 938 €, en progression de 1,33 % par rapport à la saison 2003-2004 (l’an dernier la hausse avait été de 2,60 %).

Le produit des jeux de table connaît à nouveau une baisse à 171 795 650 €, soit - 0,76 %, après une chute de - 4,56 % de l’an dernier, et de - 12,38 % l’année précédente.

Les machines à sous poursuivent leur progression, mais à un rythme très ralenti :

2 476 065 288 €, soit + 1,48 % (+ 3,15% l’an dernier), surtout si l’on prend en compte qu’au 31 octobre 2005, 18 787 machines à sous étaient exploitées, soit 1 278 appareils supplémentaires (+ 7,30 %) par rapport à la même date en 2004.

Les appareils automatiques ont généré 93,51 % du produit réel des jeux contre 93,38 % en 2003/2004, et 92,88 % en 2002-2003. Leur rendement journalier moyen s’établit à 360 €, contre 381 € en 2003/2004 et 403 € en 2002-2003, traduisant ainsi une certaine saturation de la demande de jeu sur les « bandits manchots ».

Les meilleurs résultats sont obtenus par les établissements suivants :
- Enghien : 940 euros jour/machine
- Ajaccio : 838 euros
- Aix-en-Provence : 633 euros
- Saint-Pierre : 597 euros
- Salies-du-Salat : 576 euros
- Saint-Amand-les-Eaux : 574 euros

Les plus faibles, par les casinos de :

- Luz-Saint-Sauveur : 35 euros jour/machine
- Eaux-Bonnes : 40 euros
- Bagnères-de-Luchon : 91 euros
- Vernet-les-Bains : 92 euros
- Bagnols-les-Bains : 96 euros

A noter enfin que les prélèvements opérés, au titre de l’année 2004/2005, au profit du budget de l’État, des comptes sociaux et des communes, représentent 57,89 % du produit brut des jeux.

Le classement des casinos :

Le casino d’Enghien-les-Bains (groupe Lucien Barrière) arrive très nettement en tête, grâce à son parc de machines à sous de 332 appareils qui participent pour 74,31 % au produit brut global des jeux de l’établissement, établi à 135,3 M€.

Le produit des jeux traditionnels demeure, de très loin, le plus important des casinos français avec quelque 34,8 M€.

La seconde place revient, comme l’an dernier, au casino de La Tour de Salvagny à Charbonnières (groupe Partouche), avec 71,2 M€, et la troisième au casino d’Aix-en-Provence (également 3ème l’an dernier, groupe Partouche), avec 68 M€.

Viennent ensuite les casinos d’Amnéville (groupe Tranchant, 55,8M€, 4ème),

Nice Ruhl (groupe Lucien Barrière, 55,6M€, 5ème), et Deauville (groupe Lucien Barrière, 54,1M€,6ème).

Le casino de Divonne les Bains, cédé par le groupe Didot-Bottin au groupe Partouche le 30 septembre dernier, 3ème en 2002/2003, 6ème l’an dernier, chute à la 10ème place.

Comme chaque année, les dernières places sont occupées par les casinos
récemment créés (ils ne peuvent obtenir des machines à sous qu’à l’issue d’une « année probatoire »).

Le casino de La Trinité (Morbihan) ferme la marche (190ème) avec un produit des jeux de 32 936 €, derrière celui de Port-la-Nouvelle (Aude, 47 807 €).


Les groupes de casinos :

Les quatre groupes de casinos les plus importants possèdent 119 établissements et réalisent un produit brut réel des jeux de 2 018 299 827 €, soit 76,22 % de l’activité totale.

PARTOUCHE : 50 casinos - CA 807 428 880 € soit 30,49 % du CA Global
LUCIEN BARRIERE : 31 Casinos - CA 751 670 895 € soit 28,39 % du CA Global
MOLIFLOR : 20 casinos - CA 237 650 690 € soit 8,98 % du CA Global
TRANCHANT : 18 Casinos - CA 221 549 362 € soit 8,37 % du CA Glogal

Avec l’acquisition, fin septembre, outre du casino de Crans-Montana (Suisse), des quatre établissements de jeux français (casinos de Divonne-les-Bains, Annemasse, Saint-Julien-en-Genevois et Hauteville-Lompnes) du groupe Didot-Bottin, le groupe Partouche a conservé sa position dominante hexagonale, face à son rival, le nouveau groupe Lucien Barrière.

Celui-ci lui avait ravi cette position, pendant plusieurs mois, après le
rapprochement des groupes Accor Casinos et groupe Barrière, intervenu au mois de décembre 2004.

A noter que les deux « poids lourds » du secteur des casinos français devront céder prochainement, le premier un casino (sans doute Saint-Julien-en-Genevois), le second deux (vraisemblablement ceux d’Hossegor et de Mandelieu), afin de respecter les injonctions de la direction de la concurrence du ministère de l’économie, des finances et de l’industrie.

Sur les 190 casinos classés au 31 octobre 2005 (y compris le casino des Eaux-Bonnes, fermé en juillet 2005) seulement 36 appartiennent à des exploitants indépendants et 35 à des petits groupes indépendants ou familiaux.

Avec une hausse limitée à 1,33%, le produit brut des jeux de la saison
2004/2005 poursuit l’infléchissement constaté ces trois dernières années (+ 2,60 % l’an dernier, après + 3,68 % et + 7,81 %), alors que sa croissance était habituellement à deux chiffres :

+ 10,78 % en 2001, + 12,34 % en 2000, + 11,33 % en 1999, + 16,66 % en 1998. Près d’un casino sur deux, sur les 188 déjà ouverts l’an dernier, connaît une évolution négative de son produit brut des jeux.


Cette évolution, si elle peut inquiéter à juste titre les opérateurs casinotiers, ne doit pas occulter la situation économique encore globalement très favorable du secteur des casinos qui, aujourd’hui, permet de dégager des résultats comptables nets inconnus dans la plupart des autres segments économiques français. Si cette tendance devait perdurer, elle ne traduirait, tout au plus, qu’une normalisation économique progressive du secteur des casinos par rapport aux autres
composantes de l’économie nationale.
Sur le plan capitalistique, la réaction des grands groupes de casinos a d’abord été celle de la concentration économique : les groupes Accor Casinos et Barrière se sont rapprochés, tout en conservant une participation du fonds d’investissements américain Colony à hauteur de 15 % ; le groupe Partouche a absorbé le groupe Didot-Bottin, son fondateur, Isidore Partouche, et le noyau dirigeant familial qui l’entoure ayant finalement écarté l’option de la prise de participation, un temps envisagée, des fonds d’investissements américains Cinven et Permira.

Le groupe Moliflor, aujourd’hui détenu à 90 % par le fonds d’investissements britannique Bridgepoint Capital, n’a pas modifié son périmètre d’exploitation au cours de la saison écoulée.

Certains observateurs du secteur casinotier prêtent néanmoins à ce groupe des ambitions nouvelles, à la faveur d’un rapprochement éventuel avec l’opérateur canadien Loto-Québec qui, aujourd’hui, figure parmi les candidats pour exploiter le futur casino de Lille.

Cette saison 2004/2005 a surtout été dominée par la question qui a agité le monde casinotier français, celle de l’instauration du contrôle à l’entrée des salles de machines à sous.

Véritable serpent de mer depuis l’autorisation des appareils automatiques dans les casinos sans un contrôle de l’identité des joueurs, contrairement aux salles des jeux de table, le thème était devenu plus prégnant ces dernières années. L’émergence du phénomène de la dépendance au jeu dans les médias et l’absence de réponse véritable de la profession au niveau de ses représentations syndicales ont certainement contribué à faire évoluer les esprits de nombre d’intervenants, propriétaires de
casinos, cadres ou employés de jeux.

C’est ainsi qu’un certain nombre d’exploitants indépendants ou individuels, en rupture avec les syndicats professionnels, avait créé, dès 2004, l’Association des casinos indépendants français, ouvertement en faveur du contrôle à l’entrée des salles de machines à sous.

Deux de ses adhérents ont d’ailleurs mis en place ce contrôle dans leur casino, à Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire) et à Collioure (Pyrénées-Orientales), un troisième le mettra, début janvier, à Alvignac (Lot), tandis que l’activité « pédagogique » constante de la sousdirection des courses et des jeux auprès des autres opérateurs de casinos n’a sans doute pas été inutile pour les convaincre de leurs obligations face à ce problème d’ordre public.

La montée exponentielle du nombre de personnes souhaitant se faire interdire l’accès aux salles de jeux (au total, aujourd’hui, près de 30 000 personnes sont inscrites dans le fichier des personnes « interdites de jeux ») et les risques de mise en cause de l’Etat pour ne pas avoir assuré l’application des dispositions réglementaires existantes dans ce domaine, ont conduit la sous-direction des courses et des jeux à alerter sa hiérarchie administrative

Pris en charge par le cabinet du ministre de l’intérieur et de l’aménagement du territoire, le dossier a abouti, à l’issue de discussions entamées au mois d’octobre avec la profession, à l’élaboration d’un « protocole pour la promotion du jeu responsable », en cours de signature par les parties concernées, qui prévoit la mise en place du contrôle à l’entrée des salles de machines à sous au plus tard le 1er novembre 2006.

Avec la suppression du droit de timbre à l’entrée des salles des jeux de table, prévue par le protocole à compter du 1er mai prochain avec l’accord du ministère du budget, et la mixité des espaces de jeux qu’elle permet, c’est à une véritable révolution à laquelle on assistera courant 2006 dans le monde des casinos français.

Ainsi, la possibilité nouvelle pour les casinos d’offrir un espace commun pour les jeux de table et les machines à sous, à l’instar de ce qui est pratiqué dans la plupart des pays étrangers, devrait créer les conditions d’un renouveau des salles de jeux, pour peu que les exploitants en profitent pour améliorer l’attractivité de leurs établissements de jeux.
La grande majorité des opérateurs est en effet convaincue aujourd’hui de l’idée que les casinos ne peuvent plus se limiter à l’activité principale de leur salle des machines à sous, même si celle-ci demeurera le moteur de leurs exploitations.

L’évolution de leurs chiffres d’affaires les amène à considérer que, s’ils ne réagissent pas, leurs entreprises risquent d’être en
grande difficulté d’ici à quelques années. La profession se trouve en quelque sorte à la croisée des chemins.

Dans l’hypothèse la plus favorable, les casinos doivent devenir de véritables lieux de divertissement, à travers une atmosphère nouvelle et diversifiée de leurs salles de jeux et en offrant des animations internes qui suscitent la fréquentation de nouvelles tranches de la population, plus jeunes et davantage sensibles à l’atmosphère ludique ou festive du lieu et non plus uniquement mues par la monoactivité de joueurs à la recherche de mains hypothétiques sur les « bandits manchots ».

Pour leur part, les administrations de tutelle, en créant les conditions de
cette nécessaire évolution, également à travers l’autorisation de nouvelles formes de jeux, tant sur les machines à sous qu’aux jeux de tables, ont voulu contribuer à la défense de l’emploi dans ce secteur économique et à la préservation des intérêts de l’Etat en termes de
prélèvements fiscaux.

Notamment à travers une étude sur « la dépendance au jeu dans les casinos français », en décembre 2004.

En maintenant leurs objectifs relatifs à l’ordre public et à la maîtrise de
l’offre de jeux, notions essentielles dans le cadre des réflexions en cours au sein des instances européennes sur la libéralisation du secteur des jeux de hasard, elles ont aussi inscrit leur action dans le cadre plus général de la mise en œuvre d’une politique équilibrée entre
principe général d’interdiction des jeux de hasard et dérogations permettant d’apporter une réponse proportionnée à la demande sociétale de jeux.

source journal officiel france
www.journal-officiel.gouv.fr
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Message non lupar Ch'DUP » Mer Aoû 30, 2006 12:56 am

tres interessant tout ça
mais c'est le rapport 2004-2005 et il sort seulement maintenant ?
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le rapport 2004 2005

Message non lupar c-master » Mer Aoû 30, 2006 8:19 am

Pour les entreprises le bilan est établi généralement pour le mois de Mai en France (déclaration auprés des services des impots! ).

donc une déclaration en mai 2006 pour le résultat de l'exercice de l'année 2005 !

ce document à été publié il y a moins de 6 mois donc !
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Message non lupar Ch'DUP » Mer Aoû 30, 2006 9:46 am

OK
Parce que le bilan qui va etre interessant sera celui de 2005-2006 pour mesurer l'impact de la fin des droits d'entrée en salle de JT.
Et bien sur celui d'après, avec le controle aux entrées.
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Re: Rapport d'activité 2005 des Casinos en France

Message non lupar Charlotte » Sam Avr 30, 2011 8:02 am

Bonjour,

Je réalise une étude sur le spectacle vivant dans les casinos. Afin d'en améliorer la qualité et de mieux répondre aux attentes de la clientèle, pourriez-vous consacrer 2 minutes de votre temps pour répondre au questionnaire ci-dessous ?

Un grand merci pour votre aide!!

https://spreadsheets.google.com/viewfor ... E6MQ#gid=0

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