
En 2005, un trio composé de deux hommes et une femme avaient été interpellés pour une affaire de triche au stud-poker dans établissements de jeu. Deux d’entre eux ont été condamnés mercredi dernier à de la prison et à de lourdes amendes.
A l’époque dans l’Ouest américain, les tricheurs étaient jugé et comme souvent, c’est le goudron et les plumes qu’ils les attendaient et même parfois la corde au cou. Heureusement la justice française de nos jours est beaucoup plus clémente et moins expéditive pour les tricheurs de jeu. Les trois complices avaient un système bien plus sophistiqué qu’une paire d’as sous la manche.
La technique ne date pas d’hier, mais elle est très difficile à mettre en place en raison de la surveillance des casinos.
Mais les tricheurs prenaient le temps de bien faire les repérages et d’attendre patiemment qu’un croupier manquant d’expérience « bleuet » vienne s’installer à la table.
Dès lors le trio pouvait commencer à tricher, ils s’installaient et marquaient de façon discrète les cartes, pour cela un coup d’ongle suffisait. Ce repère quasiment invisible pour un croupier débutant, permettait aux tricheurs de pouvoir détecter le jeu des adversaires, une technique très lucrative, ils auraient ainsi pu amassés jusqu'à 15.000 euros par soir.
Mais leur petit manège a été repéré au casino d’Annemasse (Haute-Savoie) grâce au système de vidéosurveillance, les tricheurs viennent de vider les tables de poker un jour de novembre 2005. Le casino ne tarde pas à donner le signalement à ses voisins.
Arrêtés par la gendarmerie, les deux hommes de nationalité turque, se renvoient la responsabilité dans le rôle de leur implication. Ils passeront quelques mois en détention provisoire avant d’être libérés, ils ne donneront plus aucune nouvelles d’eux.
Malgré leur absence, le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse à prononcer leur condamnation. Douze mois avec sursis et 5000 euros d’amende pour Fatma Selcut, et quinze mois de prison dont douze avec sursis et 2910 euros d’amendes pour les deux hommes, Ali Murtaza Arslan et Yorgo Toksoz.
Bono














