de azgj2 » Jeu Jan 10, 2008 2:06 am
Ce souvenir lui fit dresser les poils du cou et lui donna la chair de poule. Après un bref frémissement, il se dit qu'après tout sa situation n'était pas aussi problématique. L'important, finalement, n'était-il pas d'être entouré d'une équipe qui obéit au doigt et à l'oeil, sans se poser de questions ? Encore fallait-il qu'il trouve cette équipe.
Et à cet instant précis, il se remémora son petit voisin d'enfance, Nicolas. Il faut dire que le petit Nicolas avait fait du chemin, il avait bien mené sa barque, depuis cette tendre période d'insouciances qu'est l'enfance.
Figurez-vous qu'un jour, le petit Nicolas déménage à la campagne et achète un âne à un vieux fermier pour 100 euros. Le fermier doit livrer l'âne le lendemain mais justement, le lendemain ...
- Désolé fiston, mais j'ai une mauvaise nouvelle : l'âne est mort.
- Bien alors, rendez-moi mon argent.
- Je ne peux pas faire ça. J'ai déjà tout dépensé ...
- OK, alors, vous n'avez qu'à m'apporter l'âne.
- Qu'est-ce que tu vas faire avec ?
- Je vais le faire gagner par un tirage au sort à une tombola.
- Tu ne peux pas faire tirer un âne mort comme lot !
- Certainement que je peux. Je ne dirai à personne qu'il est mort.
Dans sa situation, le fermier se dit qu'il ne peut pas vraiment refuser. Il amène donc l'âne au petit Nicolas.
Un mois plus tard, il revient voir le petit Nicolas :
- Qu'est devenu mon âne mort ?
- Je l'ai fait tirer au sort. J'ai vendu 500 billets à 2 euros : ça m'a fait une recette de 1 000 euros !
- Et personne ne s'est plaint ?
- Seulement le gars qui a gagné. Ça fait que je lui ai rendu ses 2 euros ...
Nicolas, depuis, a vieilli et est devenu président de la République ... et pour gagner plus, il est toujours entouré d'ânes !
...
On ne peut pas attendre que l'inspiration vienne. Il faut courir après avec une massue. (Jack London)